HISTOIRES D’HOSPITALITE

Quelque part dans le sud de la France. Un jeudi de juillet.
Tout le monde s’affaire car la journée est importante.
Les familles se pressent autour du sanctuaire de la connaissance. Les étudiants sont fiers d’accompagner leurs parents, là où traditionnellement ils n’ont pas le droit d’entrer. Vêtus de la tenue d’usage qu’ils viennent de recevoir des mains des hôtesses des lieux, ces dernières, armées de leur plus beau sourire leur souhaitent la bienvenue avec un regard attendri. Les mères sont émues en aidant leurs fils à ajuster la toge, les pères, fiers, redressent le chapeau sur la tête de leurs filles. Car aujourd’hui l’élégance est de mise.
Tous sont attendus dans une salle qui elle aussi a reçu son habit d’apparat. L’estrade éclairée fait face aux rangées de sièges impatients d’être occupés. Conduits par des hôtes enjoués, les étudiants sont placés aux premières loges, soutenus par leurs proches confortablement installés sur les rangs d’après, comme ils l’ont toujours fait. Durant toutes ces années.
La musique retentit. Le collège des sachants traverse l’audience sous les applaudissements de ceux qui ont les écoutés pendant des heures. La maîtresse de cérémonie, elle-même, émue et fière s’adresse à tous, étudiants, professeurs, personnels, familles. Et leur souhaite à nouveau la bienvenue. Même si tous ont déjà la sensation d’appartenir à ce moment.
Ils recevront tous la preuve symbolique que toutes ces années de rigueur et de discipline ont une grande valeur… et qu’il est temps maintenant de prendre son envol.
Une vie à construire, mais tous leurs enseignants leur souhaitent la plus belle possible.
Rentrés dans cette salle, en qualité d’étudiants, ils en sortiront en professionnels.
Diplômés.

Rome. Il n’y a pas si longtemps, ou peut être que si… mais cela n’a pas la moindre importance.
Cette histoire commence quelques jours avant Noël, accompagnée de ceux qui ont toujours été là.
Plusieurs mois plus tard, tous leurs proches, plus de 30 personnes venues de France, d’Amérique et même d’Asie, entrent dans cette aventure, la plus intime qui soit.
Une balade nocturne sur les traces de l’Histoire.
Mais aussi sur les pavés qui l’avaient si souvent accueillie. Cette ville, c’est chez elle, et ce soir-là, elle faisait visiter sa maison à sa nouvelle famille et à tous ceux qui feraient désormais partie de sa vie. De leur vie.
Le soleil s’est ensuite levé sur ce jour si particulier, où chacun a été personnellement accueilli :
un shot de prosecco
une boutonnière de fleurs en velours rouge
le privilège d’être installé confortablement par la plus jeune de la famille, avec la recommandation d’être bien attentif.
Une cérémonie, portée par une fée qui a fait usage de sa magie, dont les scintillements tombent encore doucement au-delà des barrières du roof top choisi pour l’occasion. C’est ainsi que, conduits par leurs filles respectives, ils ont été à nouveau unis, pour le meilleur, en présence de tous ceux qui comptent et des toits de la cité, le jour anniversaire de sa fondation en -753.
Et cela n’était que le début de la soirée… mais, voyez-vous, pour comprendre ce moment, ressentir leur bonheur, il fallait y assister. Ainsi, tous deux montraient, de la plus belle des façons, la place que leurs proches occupaient chacun dans leur histoire. La valeur de leur présence, ici et maintenant, à jamais dans leurs cœurs.
La pluie a accueilli l’assemblée le lendemain matin. Bonne humeur et bonheur de se retrouver une dernière fois étaient au menu du jour. Tous ensemble. Echange de coordonnées, perspective de se revoir avec les mariés. Ou sans d’ailleurs. De nouveaux liens qui continuent d’écrire cette belle histoire.
Ils avaient décidé de célébrer leur amour, symboliquement, là où le cœur de la mariée est resté, depuis sa première visite, l’année de ses 19 ans. Tombé lui aussi amoureux de la ville, le marié ne pouvait imaginer un autre endroit.
Et l’Histoire leur a donné raison.